Sauf pour des éléments très spécifiques, la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme considère les ordres professionnels comme des organisations assujetties, a déclaré le commissaire au lobbyisme.

Par ailleurs, poursuit-il, plusieurs professionnels, souvent réticents à être identifiés comme lobbyistes, agissent de façon plus ou moins régulière à ce titre au sens de la Loi, notamment des avocats, ingénieurs, comptables, architectes, urbanistes, agronomes. Il est évident que le registre des lobbyistes ne reflète pas adéquatement l’ampleur de cette réalité.

On serait en droit de s’attendre à ce que les ordres professionnels, compte tenu de leur mission d’intérêt public et des privilèges et responsabilités qui leur sont dévolus par l’État, se comportent de façon exemplaire quant au respect de la Loi en ce qui concerne les activités de lobbyisme qu’ils font auprès des corps publics, souligne le commissaire au lobbyisme. À cet égard, au-delà des réticences initiales, si certains progrès ont été réalisés, force est de constater que tel n’est pas toujours le cas.

Le commissaire au lobbyisme estime que cette question mérite une attention particulière précisément parce que les ordres professionnels ont, dans le cadre de leur mission de protection du public, la responsabilité de définir et d’inculquer à leurs membres les meilleurs standards de pratique professionnelle, ce qui implique au premier chef le respect des lois. À cette fin, le commissaire invite instamment les ordres professionnels qui ne l’ont pas fait à verser au registre des lobbyistes les déclarations requises par la Loi.

Le commissaire au lobbyisme sollicite l’engagement des ordres professionnels pour qu’ils prennent en compte adéquatement la Loi dans l’information qu’ils diffusent à leurs membres quant aux normes et standards de la pratique de la profession.