Colloque sur le lobbyisme à l'Assemblée nationale
Un franc succès!

Le 21 février 2014, le Commissaire au lobbyisme du Québec et la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires ont tenu le colloque Le lobbyisme et la transparence à un moment décisif au Salon rouge de l’Assemblée nationale.

L’événement, qui affichait complet avec plus de 250 participants, témoigne de l’intérêt et du niveau de préoccupation des citoyens alors que les sujets de l’éthique et de la transparence sont sur toutes les lèvres.

À l’heure où les institutions publiques doivent resserrer les rangs autour de solutions concrètes et durables pour faire face au déficit de confiance qui s’est peu à peu installé dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, dont le Québec, et au moment où les entreprises et les organisations doivent poser un regard critique sur la façon de transiger avec ces institutions, ce colloque a permis d’aborder les questions de transparence et de saine pratique du lobbyisme avec, en trame de fond, la bonne gouvernance, la démocratie et la confiance dans les institutions publiques.

Le colloque a notamment réuni des élus (Mme Jeannine Richard, députée des Îles-de-la-Madeleine, [en remplacement de M. Bernard Drainville, ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne], M. Robert Poëti, député de Marguerite-Bourgeoys, M. Jacques Duchesneau, député de Saint-Jérôme, M. Amir Khadir, député de Mercier et Mme Lucie F. Roussel, mairesse de La Prairie), des lobbyistes et des professeurs. Les quatre ateliers de ce colloque étaient animés par M. Antoine Robitaille (Le Devoir), Mme Kathleen Lévesque ( La Presse), M. Michel Hébert (Journal de Montréal et Journal de Québec) et M. Pierre-Paul Noreau (Le Soleil). La qualité des intervenants et des participants a certes contribué à sa réussite. La pertinence de leurs interventions rendait limpide l’acuité des questions soulevées dans le contexte actuel.

Enfin, le colloque a permis des échanges animés entre les différents acteurs réunis pour réfléchir aux divers enjeux du lobbyisme au Québec. Qu’ils soient titulaires de charges publiques, journalistes, universitaires, lobbyistes ou citoyens, un grand nombre de participants a fait valoir la nécessité d’apporter des modifications à l’actuelle Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme. Cela témoigne de l’adhésion croissante des acteurs aux objectifs et aux valeurs véhiculés par la Loi ainsi que de leur préoccupation quant à l’urgence de rétablir la confiance des citoyens à l’égard des institutions publiques et de ceux qui les dirigent. Certaines personnes ont cependant exprimé leur désaccord à l’assujettissement de tous les OBNL à la Loi.