Les 7 et 8 juin dernier, le commissaire au lobbyisme était invité, à titre d’expert, au Symposium sur le lobbyisme : accroître la transparence, tenu par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris.

C’est à l’initiative d’un groupe de travail de l’OCDE sur les conflits d’intérêts qu’ont été  réunis plusieurs experts en encadrement du lobbyisme pour étudier différentes mesures relatives à la transparence et à l’imputabilité dans les communications d’influence. Ce comité, qui réunissait pour la première fois des spécialistes de niveau international, a proposé des orientations qui ont par la suite fait l’objet d’un document intitulé : Principes de transparence et d’imputabilité en matière de lobbyisme.

Une des principales conclusions des travaux de ce comité est que les lois concernant le lobbyisme varient beaucoup d’un pays à l’autre. De plus, ces travaux ont démontré que plus les activités de lobbyisme se font au grand jour, plus il est prévisible qu’il y ait des lois qui soient adoptées pour en encadrer les divers aspects. À cet égard, le Canada et les États-Unis se démarquent et bien qu’il y ait des similitudes entre les façons d’encadrer le lobbyisme, il y a aussi d’importantes différences dues à la nature des systèmes politiques en présence.

Ainsi, au Canada, où le lobbyisme est plus discret et se déroule surtout sur le plan administratif, on vise plutôt à publiciser l’objet et le niveau des interventions qui font l’objet de communications d’influence. Aux États-Unis, où le lobbyisme est plus visible et le financement électoral plus important, on insiste davantage sur les montants versés. Par ailleurs, dans les deux systèmes, les exigences sont les mêmes en ce qui concerne la divulgation et l’accessibilité de ces renseignements, notamment au moyen d’Internet.

L’OCDE poursuivra ses travaux sur le sujet lors du forum global sur la gouvernance qui se tiendra à Santiago du Chili, les 24 et 25 janvier 2008.