L’année 2009 marque la conclusion, à titre de commissaire au lobbyisme du Québec, de sept années de grands défis professionnels. Pendant ces années, j’ai eu l’insigne privilège de participer à la mise en œuvre et à l’application de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme et du Code de déontologie des lobbyistes, une législation fondamentale qui vise à assainir les mœurs politiques et administratives québécoises. Dans l’accomplissement de mon mandat, j’ai pu compter sur une équipe remarquable de collaborateurs qui m’ont inspiré et soutenu durant toutes les étapes de façon extraordinaire. À chacune de ces personnes, je veux exprimer mon vif respect et ma profonde reconnaissance.

Je quitte ma fonction avec le sentiment du devoir accompli. Il est encourageant de voir que la Loi et le Code tiennent la route et que les personnes intéressées : lobbyistes, titulaires de charges publiques et citoyens s’entendent pour reconnaître la pertinence des objectifs poursuivis par la Loi et le Code. La transparence et le sain exercice des activités de lobbyisme pour maintenir et renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions publiques font consensus. Il s’agit là d’un acquis majeur pour la société québécoise. En ces temps économiques difficiles, nous réalisons avec encore plus d’acuité à quel point la confiance dans nos institutions est primordiale. Tout déficit de confiance, qu’il se manifeste à l’égard des institutions politiques ou administratives, entraîne des répercussions néfastes dont un sentiment d’aliénation et d’impuissance. En misant sur la transparence, je conçois que nous nous donnons un moyen de plus pour protéger l’intégrité des processus décisionnels publics.

Certes, le changement de culture en matière de lobbyisme n’est pas complété. Comme je l’ai déjà signalé, il faudra du temps, de la persévérance, un rappel constant de l’objectif poursuivi et surtout, une mobilisation dans l’action et la responsabilisation des différents acteurs pour y parvenir. Telle est l’entreprise dans laquelle nous devons tous nous engager.


Le commissaire au lobbyisme,



André C. Côté