Le lobbyisme est légitime

Depuis juin 2002, au Québec, le lobbyisme est expressément reconnu par la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme comme une activité tout à fait légitime. Cette pratique est réglementée non seulement au Québec mais aussi au Canada (à l'échelle fédérale), dans certaines autres provinces (Colombie-Britannique, Terre-Neuve et Labrador, Nouvelle-Écosse, Ontario, Alberta et ville de Toronto) ainsi qu'aux États-Unis.

Dans notre société libre et démocratique, le lobbyiste joue un rôle important, car il peut communiquer au titulaire d'une charge publique des informations pertinentes pour l'aider à prendre des décisions éclairées sur des sujets souvent fort complexes (par exemple, l'impact de l'utilisation des pesticides sur l'environnement, la fluoration de l'eau, le plan de développement urbain, le protocole de Kyoto, les organismes génétiquement modifiés (OGM), etc.).

De plus, le lobbyisme constitue un moyen d'avoir accès aux institutions pour tous les citoyens ou groupes d'intérêts. Par exemple, qu'il s'agisse du lobby de l'asphalte ou de son compétiteur, le lobby de l'industrie du béton, chacun a le droit de faire valoir son point de vue auprès du ministère des Transports quant au revêtement des routes. Dans ce cas, l'influence des deux lobbys est légitime dans la mesure où les lobbyistes respectent la Loi, c'est-à-dire qu'ils agissent en toute transparence et dans le respect du code de conduite.

Enfin, le lobbyiste qui respecte la Loi et agit en toute transparence contribue à améliorer la vie démocratique. Il donne ainsi la possibilité au citoyen d'avoir accès à des informations par l'entremise d'un registre public lui permettant d'exercer son droit à l'information.

La Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme n'impose aucune limite aux citoyens qui veulent communiquer directement avec leurs élus ou avec l'administration publique.