Le 13 juin 2002, la Loi a été adoptée à l'unanimité par les membres de l'Assemblée nationale. Les lois adoptées à l'unanimité sont souvent en relation avec les droits fondamentaux des individus. Ce fut le cas par exemple de la Charte des droits et libertés de la personne et de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

Deux principes sont à la base de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme.

Premier principe : la légitimité

Le lobbyisme constitue un moyen légitime d'accéder aux institutions parlementaires, gouvernementales et municipales.

Dans une démocratie moderne, la pratique du lobbyisme repose sur le droit de tout individu de s'adresser à un décideur public pour faire valoir son point de vue.

Ainsi, il est possible et correct de recourir aux services d'un lobbyiste. Ce moyen d'accès aux décideurs publics est tout aussi légitime que la transmission d'une pétition à un député, une lettre ouverte dans un journal, la rencontre avec un député afin de lui signifier ses revendications ou la rédaction d'un mémoire exprimant son opinion et sa présentation à une commission parlementaire.

Les activités de lobbyisme constituent, pour les décideurs publics, une source d'information. Elles peuvent éclairer la prise de décisions dans des dossiers fort complexes. Les décideurs publics seront ainsi en mesure de décider en tenant compte d'une variété de points de vue exprimés, que ce soit par des lobbyistes, par des citoyens ou par des groupements.

Deuxième principe : le droit de savoir

Le droit du citoyen de savoir qui cherche à exercer une influence auprès des institutions publiques et à quel sujet.

Puisqu'elle permet de savoir qui cherche à influencer les décideurs publics, la Loi constitue une des mesures de mise en œuvre du droit à l'information, droit reconnu par la Charte des droits et libertés de la personne.

En favorisant l'exercice du droit à l'information, la Loi contribue aussi à favoriser l'exercice éclairé d'autres droits démocratiques, tel le droit de vote, car elle permet au citoyen d'être mieux informé des grands enjeux d'intérêt public.